Parenthèse

Elles s’appellent Nathalie, Valérie, Stéphanie,

Chrystel, Estelle, Isabelle, Michèle…

Sur l’affiche pensée et conçue par Brigitte Moro,

Initiatrice et créatrice de l’exposition intitulée « Parenthèse »,

Leurs prénoms et ceux de leurs compagnes d’expo

Remplissent un sein noir bordé de rose, couleur de la féminité.

Toutes ont souhaité témoigner en ce rendez-vous annuel

Qu’est Octobre Rose, devenu logiquement le mois coloré

Du dépistage du cancer du sein, éminent symbole de la féminité.

Après un passage à la Clinique Pasteur de Royan,

Les quatre photographes ont installé leurs oeuvres

Dans la Galerie d’Art de Saint-Georges-de-Didonne.

La « Dream Team » composée en parité

De Brigitte Moro, Danièle Fourchaud,

Jean-Michel Boursier, Samuel Honoré,

S’est autorisée à exprimer en toute liberté

Les magnifiques portraits de femmes touchées

Directement ou indirectement par le cancer du sein.

Car quelle femme aujourd’hui n’est pas touchée et concernée

Par cette maladie, dans son entourage proche, familial ou amical ?

Quelle est celle qui peut dire qu’elle n’est pas inquiète et angoissée,

A l’occasion de l’examen mammaire si nécessaire

Pour détecter l’émergence ou pas d’un crabe invasif ?

Quelle femme n’a pas préféré « sauter » sa mammographie,

Prenant finalement le risque de mettre en danger sa vie ?

Alors, oui, je l’avoue, je suis rentrée hier pas à pas

Dans la grande salle blanche et j’y ai trouvé une lumière

Puissante et sublimement éclairante,

Produite par ces femmes qui se sont dévoilées

A cœur ouvert et à sein découvert,

Et initiée par des artistes dont le regard sensible

Leur a permis d’exprimer sans artifice

Cette parenthèse particulière de leur existence.

De leurs seins cachés sous des gants de serviette,

Des pommes ou des œufs sur le plat,

De leurs seins absents ou reconstruits,

Du regard magnifiquement aimant

D’un mari pour la femme de sa vie,

Des récits écrits par certaines d’entre elles

Sur cette épreuve longtemps souterraine,

La Vie, leurs Vies, m’ont explosé le cœur,

De tous leurs combats et de toute leur splendeur.

Dans cette parenthèse imposée par l’existence,

Ces femmes guerrières ont saisi

Leur propre impermanence.

Sans doute telle une chance,

La Mal A Dit leur a insufflé de vivre enfin une Vie pleine et entière,

Celle que beaucoup d’entre elles ne s’étaient pas autorisées

A vivre, avant, parce que femmes, encombrées d’anciens schémas,

Oui mais ça, c’était avant…

La parenthèse obligatoire s’est finalement transformée

En une deuxième chance, en une deuxième Vie,

Celle qu’elles se sont enfin choisie,

Celle qui leur fait voir la vie en rose aujourd’hui…

https://www.saintgeorgesdedidonne.fr/agenda/octobre-rose/

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